Célébration du 65ème anniversaire de l’indépendance du Liban à Mali le 22 Novembre 08






Monday, 24 November 2008

Pour la première fois au Mali depuis des décennies, l’hymne national a été chanté en public sous le drapeau du Liban en présence de 3 ministres maliens, 11 ambassadeurs et 7 chargés d’affaires des pays amis du Liban, ainsi que du Consul Honoraire du Liban et  du Secrétaire Général Mondial de L’ULCM.
En réponse à l’invitation de l’ULCM Mali et sous le patronage de S.E. le consul honoraire du Liban M. Camille Saouma, 300 personnes, soit presque la moitié des ressortissants libanais installés au Mali, se sont retrouvés le soir du 22 novembre, sans distinction ni confessionnelle ni politique, seulement unis et réunis par la fierté d’être tous libanais, à l’occasion du 65° anniversaire de l’indépendance du Liban.


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La soirée a eu lieu à l’hôtel LAICO l’Amitié de Bamako, en présence des ministres maliens de l’Intérieur, de la Culture et Chargée de la relation avec les Institutions, des conseillers de la présidence malienne, du conseiller du président, des Ambassadeurs du Maroc, Egypte, Lybie, Arabie Saoudite, Palestine, Brésil, Cuba, Venezuela, Sénégal, Burkina Faso, Russie, ainsi que des chargés d’affaires des Etats-Unis, de la France, de l’Espagne, d’Afrique du Sud, d’Algérie, de Tunisie et de Mauritanie.
L’ouverture de la soirée s’est faite avec les hymnes nationaux du Mali et du Liban, suivie par le discours du Président de l’ULCM Mali qui a remercié tous les officiels Maliens et les diplomates qui ont honoré la soirée de leur présence. M. Paul Hage a défini les objectifs de l’ULCM Mali qui consistent principalement à diffuser et promouvoir auprès des jeunes générations et de la population du pays d’accueil les traditions, la culture et la civilisation libanaise et à resserrer les liens entre les libanais de l’étranger. Il en a appelé à toutes les bonnes volontés pour réaliser les buts de l’ULCM rappelant que l’union fait la force. Il a terminé en donnant la parole à M. Georges Abi Raad, Secrétaire Général Mondial de l’ULCM, venu spécialement de France en réponse à l’invitation.
M. Abi Raad a remercié l’Etat du Mali pour son hospitalité incomparable, surtout pendant les moments les plus difficiles que le Liban a connu. Puis il a félicité les organisateurs de l’événement qui a permis à leurs compatriotes, toutes appartenances confondues, de travailler ensemble côte à côte alors que les problèmes du pays ne faisaient que les éloigner les uns des autres, ajoutant enfin « Union est notre nom. Unir est notre rôle. Ce soir la mission est accomplie. »
Puis il a cité les projets que l’ULCM réalise à travers ses branches partout dans le monde et en particulier le financement de l’Hopital Ain Ebel dans le très cher sud du Liban, la mise en place d’un système d’apprentissage de notre langue maternelle assisté par ordinateur. Il a surtout signalé le travail assidu effectué par le Conseil Mondial présidé par M. Elie Hakme, pour réclamer auprès des autorités libanaises le droit de vote pour les libanais de l’étranger dans les représentations diplomatiques et le droit de la restitution de la nationalité libanaise pour ceux qu’ils l’ont perdue. Il a annoncé que  la réalisation de ces deux points  n’a jamais été aussi proche. Il a saisi l’occasion pour annoncer la création, sur le site internet de l’ULCM, d’une section en 5 langues, visant à sensibiliser les libanais de l’étranger en vue de l’inscription de leur mariage et de la naissance de leurs enfants dans les Registres d’Etat Civil libanais pour éviter la perte de la nationalité, et fournissant un guide qui les aide à accomplir la procédure.
Puis il s’adressa aux Libanais pour affirmer que l’ULCM est une organisation non gouvernementale et apolitique, destinée à ce que tous les libanais de toutes les confessions et couleurs politiques confondues puissent se réunir et travailler ensemble en espérant donner l’exemple aux forces politiques de la mère patrie.
« En Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle » par cette citation de l’écrivain Malien Amadou Hampâté Bâ, M. Abi Raad a terminé pour affirmer que la mémoire populaire compose l’histoire des hommes d’où l’hommage que l’ULCM rend à Gibran Khalil Gibran partout dans le monde à l’occasion du 125ème anniversaire de sa naissance. 
La soirée a été animée par une orchestre où les libanais ont dansé la « dabké » pendant que se déroulaient sur un écran géant des photos des paysages et des monuments historiques du Liban, ce qui a fait couler chez certains des larmes de joie.


Mot du Président de L’ULCM à Mali


Mr. Paul Hage


Mesdames et Messieurs les Ministres,


Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,


Monsieur le Consul Général du Liban au Mali,


Monsieur le Secrétaire Général Mondial de l’ULCM,


Mesdames, Messieurs,


Chers amis,


Si l’U L C M, Union Libanaise Culturelle Mondiale, a été créée il y a 50 ans, c’est pour que puissent s’accomplir des moments comme celui que nous vivons ce soir.


Ce soir en effet, à l’occasion du 65ème anniversaire de l’indépendance du Liban, une grande partie des Libanais installés au Mali se retrouve, sans distinction aucune, ni confessionnelle ni politique, seulement unis et réunis par la fierté d’être tous … libanais.


La fierté d’être libanais et de partager une même identité culturelle, celle de la diaspora libanaise à travers le monde.


Cette diaspora, la nôtre, est au cœur d’un tissu de liens que l’ U L C M a pour objectif de resserrer ou de créer.


Tout d’abord, bien sûr, les liens entre les libanais expatriés installés dans le même pays. L’U L C M  a pour but d’œuvrer au service de la communauté libanaise toute entière.


Elle a pour but de diffuser et promouvoir, notamment auprès des jeunes générations, mais aussi auprès de la population du pays d’accueil, les traditions, la culture et la civilisation libanaise.


L’U L C M  agit également pour rendre vivants les liens entre la diaspora libanaise et le Liban, pour que ce dernier reconnaisse à sa juste valeur notre apport.


Et, bien entendu, un des objectifs de l’U L C M  est de resserrer les liens entre les libanais et leur pays d’accueil. Sur ce point, je suis sûr, je pense, d’être compris par nos hôtes et amis maliens, qui nous accueillent depuis plusieurs générations. Car avec le Mali nous partageons les mêmes valeurs 
D’accueil, 
De solidarité, 
D’amitié, 
D’entraide  
De convivialité, et surtout de respect de l’autre.


En outre, qui, mieux que nos hôtes, maliens, peut nous comprendre, nous, les « Libanais de l’étranger » ? Car c’est encore là un point commun entre nous, nos diasporas sont séculaires et légendaires.


Alors me direz-vous, nous avons beaucoup de choses à accomplir, c’est vrai, mais comme chacun le sait, l’Union fait la force, et nous en appelons à toutes les bonnes volontés pour nous aider à les réaliser.


Je terminerai en citant le très célèbre poète libanais Khalil GIBRAN, qui a écrit, que (le dire en arabe), ce qui peut se traduite en français par «  La terre est ma patrie, et l’Humanité ma famille ».


Vive le Mali
Vive le Liban
Merci à tous d’être là ce soir, je passe la parole à Monsieur Georges ABI RAAD, Secrétaire Général Mondial de l’ULCM, qui est venu spécialement de France pour être parmi nous ce soir.


Bonne soirée à tous.


Mot du Secretaire Général Mondial de L’ULCM


Eng. Georges Abi Raad


Mesdames et Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs les ambassadeurs et les représentants diplomatiques des pays amis du Liban,
Monsieur le Consul Honoraire du Liban au Mali,
Mesdames, Messieurs,  Chers amis,


Nous sommes heureux d’être réunis ce soir sous le haut patronage de notre cher doyen et consul honoraire S.E. Camille Saouma, pour célébrer la fête nationale du Liban avec nos amis Maliens, qui nous ont toujours réservé une hospitalité incomparable, surtout pendant les moments les plus difficiles que notre cher pays a connu et auxquels nous adressons un grand Merci du fond du cœur.


Depuis quelques semaines toute la communauté libanaise et les amis du Liban au Mali et dans les pays limitrophes se sont appliqués pour préparer cet événement. Il fallait les voir oeuvrer comme une ruche d’abeilles. Ceci a permis à des compatriotes, toutes appartenances confondues, de s’appeler, de collaborer et de travailler ensemble côte à côte alors que les problèmes du pays ne faisaient que les éloigner les uns des autres.
Ainsi Union est notre nom. Unir est notre rôle. Ce soir la mission est accomplie.


Ceci n’est pas un but en soi même, mais un moyen pour réaliser tout ce qu’une Diaspora qui compte plus de 12 millions d’originaires du Pays du Cèdre, devrait accomplir avec succès digne de son importance. C’est dans ce cadre que s’inscrive la re-activation de la branche de l’ULCM au Mali tout en tenant compte de l’historique de l’ULCM dans ce pays hôte et en saluant ses fondateurs à qui nous réservons toute gratitude et respect.


Notre tâche, à part unir les efforts des émigrés et des descendants d’origine libanaise, est de préserver la culture et l’héritage libanais qui risquent de se perdrent avec l’intégration dans les sociétés des pays d’accueil. De plus nous oeuvrons pour  faire connaître aux peuples du monde entier le vrai visage du Liban, celui de la Culture et des Valeurs,  à travers l’établissement des liens avec les amis du Liban, encourageant les échanges culturelles, éducatifs, et artistiques.


D’où un programme surchargé pour nos branches et dont je cites quelques uns :
– Commémorer en 2008 le 125° anniversaire de Gibran Khalil Gibran partout dans le monde,
–  Réaliser les élections de Miss Liban émigrée dans une quinzaine de pays, 
– Organiser des sessions de dédicaces de livres pour des écrivains libanais,  
– Assurer dans certains pays des bourses pour les étudiants libanais qui excellent dans les écoles et  universités à l’étranger, 
– Participer au financement de l’aménagement de l’hôpital Al-Inaya de Ain Ebel situé dans notre très cher Sud-Liban souvent touché par des opérations militaires où l’hôpital le plus proche est situé à 50 Km.


Le Conseil Mondial, de son côté a œuvré sans lassitude pour réclamer auprès des autorités libanaises le droit de vote pour les libanais de l’étranger dans les représentations diplomatiques et le droit de la restitution de la nationalité libanaise pour ceux qu’ils l’ont perdue. Nous sommes très fiers de voir que nous n’avons jamais été aussi proche de la réalisation de ces deux points qui ont toujours fait partie des réclamations de tout libanais de la Diaspora.


Un autre grand projet nous préoccupe, est celui de mettre en place un système d’apprentissage de notre langue maternelle, assisté par ordinateur et utilisant les nouvelles technologies surtout internet afin de démocratiser la solution et l’assurer pour chaque foyer surtout où c’est difficile d’installer des écoles ou d’assurer des enseignants. Tout dépend des fonds que nous allons pouvoir rassembler.


Aujourd’hui et à l’occasion de la fête Nationale, nous avons le plaisir de lancer une nouvelle campagne qui vise la sensibilisation des libanais de l’étranger afin d’inscrire leur mariage et la naissance de leurs enfants dans le Registre d’Etat Civil libanais pour éviter la perte de la nationalité ; nous les aidons à accomplir cette procédure en leur fournissant le guide qui est publié en 5 langues sur notre site  www.wlcu-ulcm.org.  Cette campagne sera relayée par toutes nos branches et par tous les moyens qui leurs sont disponibles.


Mesdames et Messieurs,
« En Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. » Belle illustration de la mémoire transmise par les hommes et érigée par l’écrivain et chercheur Amadou Hampâté Bâ en 1960, lorsqu’à l’indépendance du Mali, il représente son pays à la Conférence générale de l’UNESCO où il prononce ces paroles.  Ce soir, nous revêtons tous l’habit d’un vieillard malien ou libanais peut-il être, pour célébrer la fête d’indépendance du Liban et transmettre notre mémoire de peuples amis en rendant hommage à Gibran Khalil Gibran.
Gibran, auteur libanais le plus lu nous a légué le luxe de l’histoire écrite. A travers ses peintures, ses poèmes, ses romans, ses essais, il insuffle en nous, même après sa mort les airs de son existence. 
N’est-il pas celui qui prévient disant: « Malheur à la nation qui brandit mille et une croyances, mais qui ignore la foi » ?, posant cette dernière comme condition à la pérennité des peuples ? N’est-il pas celui qui revient sur cette foi, pour s’interroger : « Qui peut séparer sa foi de ses fonctions, ou sa croyance de ses occupations ? »


Un peuple, un but, une foi, autour de ces termes, nos deux peuples ne peuvent que se rencontrer. Si « au début, c’est quasiment par « accident » que les premiers libanais arrivent sur le continent africain »et ce dès le XIXème siècle, comme l’explique Nadim Shehadi, chercheur à Oxford, nous,   nous savons pertinemment que ce n’est pas par hasard que nous sommes restés dans un pays comme le Mali. Nos valeurs communes soudent nos peuples et scellent notre entente. Si notre diaspora libanaise est encore présente aujourd’hui dans ce cher Mali, c’est qu’elle ne s’y sent point en exil et cela prouve aussi qu’un peuple est une volonté, celle de vivre ensemble et de la construction main dans la main d’un avenir meilleur pour nos enfants. 


Mesdames et Messieurs,


Après la langue de la raison, permettez-moi d’adresser quelques mots en Arabe, notre langue du cœur :


اعزائي،


اغتنم فرصة هذا اللقاء لأوضح واؤكد ان الجامعة اللبنانية الثقافية في العالم  هي مؤسسة غير حكومية، غير طائفية ولا سياسية تستمد شرعيتها من هيئتها العامة المؤلفة من فروعها المنتشرة في كل انحاء العالم والمفتوحة على كل لبناني او متحدر، أي منكم جميعا، كما تقوم على تداول السلطة في داخلها.  فانتم اصحاب القرار فيها.
وقد اصبح واضحا ان الاغتراب بشكل عام والجامعة بشكل خاص لا يمكنها النجاح الا من خلال توحد جهود المغتربين، واكبر دليل هو لقاؤنا الجامع هذه الليلة. 
لتكن الجامعة فعلا جامعة، عليها ان تكون ملاذاً للبنانيين على اختلاف طوائفهم وانتماءاتهم السياسية، يلتقوا ويعملوا سوية للبنان فنكون قد جمعنا في الاغتراب ما فرقته السياسة في الداخل، علهم يحذوا حذونا.      


Mesdames et Messieurs,


Au nom du Président du Conseil Mondial Monsieur Elie Hakmé, et de tous les membres du Conseil que je représentes ce soir,
Je remercie Monsieur le Consul Honoraire pour son soutien,
Je remercie tous les officiels et amis qui ont répondu à notre invitation, 
Je félicite le Secrétaire Régional, ULCM Mali et tous les organisateurs pour m’avoir invité et pour le succès de cette soirée,


Et à la fin  je m’adresse à tous les libanais ici présents :  Bonne fête de l’Indépendance.


Vive le Mali,      Vive le Liban
                                        


                                                    Georges Abi Raad
                                               Secrétaire Général Mondial de l’ULCM

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